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Les obsèques du GDI Ghislain Gillet ont été célébrées le mercredi 21 décembre 2016 à l’église de Taradeau dans le Var. De nombreux compagnons d’armes ont soutenu la famille du GCI Gillet dans cette difficile épreuve et ont rendu hommage à ce grand soldat. Le maire de Taradeau, M. Gilbert Galliano, présent à cette cérémonie, a rendu un vif hommage à l’un des ses plus illustres concitoyens, dont il a salué l’action au sein du conseil municipal et de nombreuses associations locales.

Le service religieux s’est déroulé en l'église Notre-Dame de l'Assomption à Taradeau. Au cours du service religieux, le père officiant a mis l’accent sur le sens élevé du « Service », qui caractérise  de l’action du soldat dans la société, à laquelle il appartient. Ses filles et petites filles ont évoqué avec beaucoup d’émotion le souvenir de leur père et grand-père.

Sur le parvis de l’église, une section de la 13ème Demi-Brigade de Légion Etrangère, dont il fut l’un des chefs de corps, a rendu les honneurs au Général Ghislain Gillet, commandeur de la Légion d’Honneur et grand officier de l’Ordre national du mérite, après que le Général de corps d’armée Robert Rideau a lu un éloge funèbre, écouté avec recueillement par les nombreux assistants

  

ELOGE FUNEBRE DU GENERAL DE DIVISION GHISLAIN GILLET,

PRONONCEE PAR LEGENERAL DE CORPS DARMEE ROBERT RIDEAU

              « Mon Général,

C’est un bien lourd et triste privilège qui me revient aujourd’hui. Celui de vous rendre un dernier hommage et de vous dire adieu au nom de la communauté militaire et de la famille légionnaire auxquelles vous avez  appartenu et n’avez  cessé  d’appartenir.

Au sortir de Saint-Cyr, en 1954, avec la promotion Union Française, brillamment classé, vous choisissez  l’Infanterie et les troupes  aéroportées. Votre première affectation vous conduit  en Algérie où, quatre années durant, vous allez servir au sein du prestigieux 1° Régiment étranger de parachutistes.

 Vous vous y révélez un chef de section remarquable particulièrement aimé et apprécié de vos légionnaires parachutistes.
Toujours à la pointe de l’action, possédant un sens inné du combat, vous menez personnellement plusieurs assauts sous un feu meurtrier. Vous êtes blessé au cours de l’un d’eux. Sept citations, dont deux à l’ordre de l’armée, et la croix de chevalier de la Légion d’Honneur viennent récompenser votre courage et votre brillante conduite au feu. Le jour où vous recevez la Légion d’Honneur, vous êtes le plus jeune officier de France à la porter.

Promu capitaine, vous allez instruire  deux années durant des officiers élèves de l’Ecole d’application de l’infanterie à Saint-Maixent. Il est peu de dire que votre prestige, votre dynamisme et votre rayonnement font  autorité auprès de stagiaires qui sont  à l’aube d’une carrière d’officier.
Pour eux, vous êtes une référence.  La référence.
Pour vous, cette  mission passionnante accomplie, ce sera, en 1962, le retour à la Légion étrangère, aux confins sahariens cette fois-ci, comme capitaine commandant d’une compagnie portée du 4° Etranger.
Puis ce furent les temps de service et de responsabilités dans les états- majors et les unités, en Allemagne notamment,  entrecoupés de ce fameux  stage de deux années à l’Ecole Supérieure de Guerre.
Désormais, breveté de l’enseignement militaire supérieur,  vous servez à nouveau en état-major, à Fribourg notamment.

En août 1978 ce sera  Djibouti. Vous y  prenez   le commandement de l’emblématique et mythique 13° Demi Brigade de Légion Etrangère, cette phalange magnifique qui a été de tous les combats depuis Narvik et Bir-Hakeim. Pendant deux années,  vous faites preuve  de façon encore plus éclatante des qualités d’homme et de chef qui vous ont toujours été  reconnues.
L’aptitude opérationnelle de la 13° DBLE est alors au plus haut niveau. Les légionnaires sont   fiers et heureux de servir sous les ordres  d’un chef prestigieux, un  soldat, très proche d’eux.  C’est avec le grade de Colonel, acquis depuis une année,  et la cravate de commandeur de la Légion d’Honneur que vous quittez la Corne de l’Afrique en 1980.

 Les postes de responsabilités vont alors se succéder, tant à Lyon comme chef d’Etat-major de la 14° Division d’infanterie, qu’à Baden comme Chef de poste de la DPSD du 2° Corps d’Armée ou comme Directeur adjoint de cette même direction à Paris. Vos adieux aux armes eurent  lieu en 1988, à  Tours, après avoir commandé la 13° Division Militaire.
 Les témoins de cette cérémonie se souviennent combien nombreux étaient vos compagnons d’armes de tous grades, venus souvent de fort loin pour  témoigner par leur présence  la considération, l’admiration,  le  profond respect  mais aussi  l’affection en lesquels ils vous tenaient.
Alors que vous partez aujourd’hui, mon Général, pour  votre dernier bivouac, nous sommes nombreux à dire adieu à un grand soldat, Commandeur de la Légion d’Honneur, Grand officier de l’Ordre National du Mérite, une  fois blessé, sept  fois cité dont deux palmes. Un grand soldat, un chef qui avait fait sienne au quotidien la devise de notre Légion étrangère « Honneur et Fidélité » et celle de la 13° DBLE «  More Majorum » .On a coutume de dire « Le tombeau des Morts est le cœur des vivants »alors sachez, mon Général, que vous vivrez toujours  dans le cœur de vos compagnons d’armes qui  ne vous oublieront jamais.  Adieu, mon Général. » 

Puis, le cercueil porté par six jeunes légionnaires  a quitté le parvis de l’église pour être mis en terre au cimetière de Taradeau.

 

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